L’ensemble de la section de forestage est très largement inspirée sinon copiée de l’excellent section sur ce sujet du site
http://arwann.com/?page_id=121
L’esprit du Forestage
Elles remontent à la nuit des temps lorsque l’arbre était la principale ressource pour la construction.
On peut le définir ainsi :
« Le forestage consiste à construire à l’aide de bois bruts sur le lieu même de leur abattage ».
La principale caractéristique du forestage, c'est que les constructions n'utilisent que des matérieux trouvé sur place donc pas de ficelle (contrairement aux constructions faites à partir des noeuds. Dans les grands projets les 2 techniques vont surement se mélanger.
L'activité : a la découverte des outils
Les outils pour le forestage sont peu nombreux et sont tous très anciens, il est fort probable que saint Joseph a utilisé pratiquement les mêmes pour son métier de charpentier charron. Ta malle de forestage devra donc comporter les outils suivants. Tout supplément est superflu, à part 1 mètre, 1 crayon ou feutre par binôme,
L’aiguisage
Aiguisés = bon travail = sécurité. Contre-intuitif me direz-vous. Un outil mal aiguisé demande plus d’effort, et a tendance à déraper = danger.
Le sol, l’ennemi juré
Les outils ne doivent pas entrer en contact avec le sol. Au repos, ils retournent dans leur caisse. A l’usage, les lames ne doivent JAMAIS toucher le sol : à son contact, ils perdent immédiatement leur fil, et sont moins efficaces, ou pire cassent. Un outil s’aiguise, se sèche, s’huile, se protège.
La hachette
Hachette n’est pas cognée, on ne coupe pas un arbre avec, merci pour elle.
Taper avec le dos d’une hachette sur une autre hachette est absolument interdit : danger d’éclats.
Un Foresteur Artisan devrait avoir la sienne qu’il chérit. il en existe de plusieurs poids : il faut pouvoir la manier facilement sans fatiguer.
Le bon usage d’une hachette : la direction ne finit pas vers une partie du corps
La scie
Pour protéger la lame au camp ou pendant le transport le plus simple est de l’entourer, alors qu’elle est bien sèche, par plusieurs tours d’une toile épaisse bien sèche elle aussi, surtout sans mettre de graisse qui ne servirait qu’à capter des grains de terre.

Les tarières
Respectez la vieille dame ! Les scouts sont les derniers utilisateurs des tarières et donc des anciennes tarières, celles à embout prismatique et non pas en douille, pour permettre un manche plus gros, ne se font plus. Il ne faut jamais qu’elle tourne dans la terre.
La plane
Outil de finition qui se tire. Attention aux genoux.
Le ciseau à bois (à ne pas présenter dans le savoir fondamental).
Sous ses abords inoffensif, voici l'outil le plus dangereux. Il permet de retirer des petites pièces de bois pour faire des mi-bois. A noter qu'il n'est pas utilisé dans le forestage pur, mais dans la froissartage.
Le couteau personnel
Évitez les couteaux qui ne se bloquent pas… L’opinel est certainement le meilleur pliant mais sa lame fine rend la sculpture sur bois malaisée. Les Puukos nordiques par exemple sont bien plus versatiles avec leur lame fixe.
Les 5 règles du forestier scout
- Je vérifie que mon outil est en bon état.
- Je garde une zone de sécurité libre autour de moi.
- Je reste concentré lorsque j'utilise un outil.
- Je transporte et range les outils de manière sécurisée.
- Je pense toujours à la sécurité avant la rapidité.
Aide à la relecture (si tu as le temps)
Pourquoi garde-t-on une zone de sécurité autour de soi ?
Pourquoi faut-il vérifier l'état des outils ?
Pourquoi ne laisse-t-on pas un outil traîner au sol ?
Pourquoi doit-on rester concentré lors du travail ?
Quelle règle te paraît la plus importante ?
Conclusion - la loi scout
« Emploie ses ressources avec sagesse. »
Le forestier scout apprend à tirer le meilleur parti du bois, des outils et des talents de chacun. Pour cela, il travaille avec soin, en sécurité et sans gaspillage.
Prendre soin de son matériel, respecter les ressources de la nature et construire de façon réfléchie sont autant de façons d'employer avec sagesse ce qui nous est confié.