Dans un lycée de 500 élèves, on en trouve de tout acabit ! Des m’as-tu-vu, qui en savent toujours plus que leur maître, des braillards, qui ne tolèrent pas la moindre réplique, des soi-disant affranchis, à qui rien ne résiste. On n’est pas obligé, faut-il le dire, de les considérer comme des héros à suivre.
Ce « petit monde » est, d’ailleurs, à l’image du grand. La pureté n’y est pas tellement à la mode. Les brutes, partout, ont la vedette, les exhibitionnistes salaces, les casseurs sexuels les plus orduriers. Les médias leur servent de promontoire. La femme, pour eux, n’est qu’un animal à plaisir et l’homme, un jouisseur qui a tous les droits. Ça rapporte, paraît-il, un argent fou. On n’en voit que trop, malheureusement, ce que produit cette explosion effrénée : des couples qui se brisent en quelques semaines, des familles innombrables éclatées, des sinistroses en quantité.
Mais, en ce qui concerne la mode, le scout est, grâce à Dieu, plutôt de ceux qui s’en méfient. Il n’a pas une mentalité d’apprenti-mouton.
Michel Menu dans « Devenir scout, une aventure »